Chapitre 04
Les setups d'entrée
Ordre limite ou réaction en 1 minute, où poser le stop, où sortir.
18 min de lecture
Les zones où l'on entre
Les trois chapitres précédents disent où va le prix et quand regarder. Celui-ci dit à quel prix se positionner. On n'entre jamais n'importe où dans un mouvement : on entre sur des zones repérées à l'avance.
Quatre types de zones suffisent, et elles se marquent avant l'ouverture.
- Les order blocks et les rejection blocks, en 1 h et 4 h. Le cœur de la méthode. On ne garde que ceux qui n'ont pas encore été retouchés.
- Les niveaux de structure en 15 minutes. Les prix où la structure s'est retournée récemment, souvent notés MSNR.
- L'ouverture journalière. Un pivot fréquent dans la journée, autour duquel les manipulations se construisent.
- Le 0.5 d'une jambe. Pas une zone en soi, mais le filtre qui affine toutes les autres.
Le rejection block est son cousin, et la différence tient en un mot : on ne garde que la mèche. Une bougie laisse une longue mèche, puis un gros corps part dans l'autre sens ; la zone, c'est cette mèche, avec son 50 %.
La séquence du chapitre 01 s'y joue exactement de la même façon. Voici un trade pris depuis un rejection block 4 heures, avec les prix réels de l'entrée, du stop et de l'objectif.
1. La mèche 4H devient la zone
Option 1 : l'ordre limite direct
Le mode par défaut quand la lecture est claire. Le prix n'est pas encore arrivé dans la zone, la direction est établie, l'objectif est identifié. On pose l'ordre et on le laisse travailler.
Ce mode demande un stop plus large, parce qu'on entre sans preuve. Sur le NQ, comptez entre 15 et 20 points sous la zone : assez pour absorber la mèche qui dépasse, ce qui est courant.
Option 2 : l'entrée par réaction
Le mode à utiliser quand le contexte est moins net : volatilité forte, annonce proche, ou simplement une lecture dont vous n'êtes pas sûr. Ici, on n'anticipe pas, on attend une preuve.
Le stop tient ici en 6 à 10 points sur le NQ, contre 15 à 20 en entrée directe. C'est tout l'intérêt du mode : le même objectif, atteint avec un risque deux fois plus petit, donc un multiple R deux fois meilleur.
La séquence est fixe, et l'ordre des étapes compte :
- Le prix atteint la zone repérée en unité de temps supérieure.
- On passe en 1 minute et on regarde la réaction, sans rien faire d'autre.
- Premier contact : le prix touche la zone sans aller chercher son 50 %, puis repart. Le low qu'il laisse est l'inducement du chapitre 01.
- Le prix revient et balaie ce low. Le nouveau low est le Protected Low. Sans ce balayage, on n'entre pas, même si la zone a l'air de tenir.
- On se positionne au 50 % de la zone, stop juste sous le Protected Low. Tant qu'il tient, la lecture tient.
Choisir entre les deux
Ordre limite direct
Quand la lecture est claire et l'objectif écrit.
- CONDITION
- Narrative nette, cycle AMD identifié, zone non retouchée.
- ENTRÉE
- Limite au 0.5 de la zone, posée à l’avance.
- STOP
- 15 à 20 points au-delà de la zone sur le NQ.
- AVANTAGE
- Aucune décision à prendre en direct. Le meilleur prix des deux.
- COÛT
- On entre sans preuve. La zone peut céder immédiatement.
Entrée par réaction
Quand le contexte est incertain ou volatil.
- CONDITION
- Premier contact sans le 50 %, puis balayage : le Protected Low est formé.
- ENTRÉE
- Au 50 % de la zone, une fois le Protected Low formé.
- STOP
- Juste sous le Protected Low : 6 à 10 points sur le NQ.
- AVANTAGE
- On a une preuve, et le multiple R est meilleur.
- COÛT
- Il faut être devant l’écran, et certaines zones repartent sans inducement.
Un cas réel, de bout en bout
Les schémas précédents isolent un mécanisme à la fois. Voici les quatre réunis sur un seul trade, avec ses prix réels : un long sur le NQ le 3 septembre 2026, en session américaine.
1. La zone large est marquée avant l’ouverture
Les proportions comptent plus que les chiffres. Dix points de risque pour cent quatre points de gain, ce n'est pas de la chance : c'est ce que permet un stop posé derrière le Protected Low plutôt que sous une zone entière.
Où sortir
La sortie n'est pas une question de gourmandise, c'est une question de sens. Le même dessin ne mérite pas le même objectif selon qu'on va dans le sens de la tendance de fond ou contre elle.
- Trade à contre-courant. Le marché est baissier en unité de temps supérieure et vous achetez un rebond. Objectif : la première structure interne opposée, un order block 5 minutes ou une zone de mitigation. On prend, et on s'en va.
- Trade dans le sens de la tendance. Objectif : la liquidité externe, le plus haut ou le plus bas de la veille ou de la semaine. C'est là qu'on laisse courir.
La taille de position
Tout ce qui précède ne sert à rien si la taille est mal choisie. Le stop détermine la taille, jamais l'inverse.
- Décidez d'abord combien vous acceptez de perdre sur ce trade, en pourcentage du compte. Ce nombre ne change pas d'un trade à l'autre.
- Placez le stop où la structure l'exige, sans regarder ce que cela coûte.
- Déduisez le nombre de contrats. Si le résultat est inférieur à un contrat, le trade n'est pas pour vous aujourd'hui.